Présentation de la RBCA
Histoire, contexte et mission d’une réserve de biosphère d’exception au cœur du Maroc
Une réserve née de la conscience écologique
La Réserve de Biosphère du Cèdre de l’Atlas (RBCA) a été officiellement déclarée par l’UNESCO en mars 2016, après plusieurs décennies de prise de conscience progressive sur l’importance écologique exceptionnelle du Moyen Atlas marocain.
Face à la pression croissante exercée sur cet écosystème — surpâturage, coupes illicites, dépérissement forestier et changements climatiques — les autorités marocaines ont souhaité doter ce territoire d’un cadre international de protection et de développement durable.
La RBCA s’inscrit dans le Programme MAB (Man and Biosphere) de l’UNESCO, qui vise à établir un fondement scientifique pour améliorer les relations entre les êtres humains et leur environnement.
La RBCA en données
Hectares
Superficie totale de la réserve, dont 130 000 ha de zone centrale
Mars 2016
Date de reconnaissance officielle par l’UNESCO comme Réserve de Biosphère
Provinces
Sefrou, El Hajeb, Ifrane, Boulmane, Khénifra, Errachidia et Béni Mellal
Communes
Communes rurales et municipalités concernées par le territoire de la réserve
Distribution mondiale
La RBCA abrite plus de 70% de l’aire de distribution universelle du Cedrus atlantica
Parcs Nationaux
PN d’Ifrane, PN de Khénifra et PN du Haut Atlas Oriental
La RBCA au sein du réseau marocain
Le Maroc dispose d’un réseau de quatre réserves de biosphère, chacune représentant un grand paysage emblématique du pays :
2,5 millions ha · Déclarée 1998 · Région du Sud-Ouest
7 millions ha · Déclarée 2000 · Haut Atlas central et oriental
1 million ha · Déclarée 2006 · Rif (Maroc) / Andalousie (Espagne)
1,375 millions ha · Déclarée 2016 · Moyen Atlas
Histoire de la RBCA
Objectifs de la RBCA
La RBCA vise à promouvoir un modèle de développement durable par la conservation et l’utilisation rationnelle des ressources naturelles
Conservation
Préserver la diversité naturelle et culturelle des écosystèmes du Moyen Atlas, notamment les forêts de cèdres, les zones humides et la faune endémique
Gestion Durable
Développer un modèle de gestion durable des ressources forestières, pastorales et hydriques qui concilie protection et usage raisonné
Participation
Promouvoir la participation active des communautés locales à la gestion du territoire et au partage équitable des bénéfices
Recherche
Soutenir la recherche scientifique, le suivi écologique et la formation pour enrichir les connaissances sur ces écosystèmes uniques
Coopération
Développer des partenariats nationaux et internationaux pour le partage d’expériences et de bonnes pratiques en matière de conservation